Par Suzanne Asselin

En juillet 2023, nous avons interviewé trois générations de femmes bénévoles d’une même famille : Erna Ludwick, sa fille Sheryl et sa petite-fille Harper. Trois femmes volontaires au cœur d’or, toutes très sensibles et dévouées envers les personnes atteintes de cancer et leur famille, que ce soit dans les locaux de L’espoir, c’est la vie, à l’hôpital, ou dans son Centre de bien-être.

Voici l’histoire de Sheryl.

Lorsqu’elles étaient à table, la mère de Sheryl lui parlait de ses journées de bénévolat à L’espoir, c’est la vie. « Elle me disait que son bénévolat lui donnait une raison d’être. Elle se sentait vraiment utile. »

Ces entretiens ont eu un effet profond sur Sheryl, tant au niveau personnel que professionnel. « Les histoires que ma mère me racontait ont eu un si grand impact sur moi que j’ai décidé de poursuivre mes études en travail social, comme elle, plutôt qu’en journalisme. »

Mais d’abord, elle a fait du bénévolat pendant environ un an à L’espoir c’est la vie, à l’âge de 19 ans. À l’époque, L’espoir c’est la vie se situait dans l’aile E de l’Hôpital général juif et Sheryl aidait les patients qui venaient pour des traitements. 32 ans plus tard, elle se souvient encore de l’importance que cette expérience a eue pour elle.

« Ma mentore, Susan Polisuk, m’a invitée à entrer dans la pièce où les patients recevaient leurs traitements de chimiothérapie. Ses premiers mots étaient “sois présente aux patients.” J’avais peur, mais j’ai constaté que les patients avaient souvent plus peur que moi. J’écoutais si on me parlait, je leur apportais à boire et j’étais là pour établir un lien de confiance. »

L’importance du temps accordé par les bénévoles

L’expérience de Sheryl lui a montré comment la présence des bénévoles sur place, jour après jour, durant les traitements, joue un rôle important.

« Notre présence régulière rassurait énormément les patients. À l’époque, je ne réalisais pas vraiment l’impact positif de ma présence, mais je sentais que je faisais une différence dans leur vie. »

Pour elle, les bénévoles transmettent le message fondamental de Sheila Kussner, la fondatrice de L’espoir, c’est la vie : « Qui que vous soyez, le don de votre temps, si minime soit-il, contribue largement au bien-être des patients et de leur famille. »

« Nous sommes des aidants, aujourd’hui, dit Sheryl, mais qui dit qu’un jour nous ne serons pas des aidés ? »

— Sheryl Ludwick-Stotland

Plusieurs bénévoles ont déjà été touché.e.s par le cancer. « Nous sommes des aidants, aujourd’hui, dit Sheryl, mais qui dit qu’un jour nous ne serons pas des aidés ? La plus grande leçon pour moi consiste à redonner. Un petit geste, un mot peut faire toute la différence dans la vie d’une personne atteinte de cancer. »

L’impact du bénévolat sur une vie

Sheryl réalise à quel point L’espoir, c’est la vie a eu un impact positif auprès des trois générations de la famille Stotland.

Elle parle avec enthousiasme du rôle majeur des bénévoles. « Ma mère est un modèle pour moi. Elle a contribué à aider tant de gens lorsqu’elle animait des groupes de soutien et écoutait les participants partager leurs anxiétés, leurs problèmes et leurs émotions. Et ma fille, Harper, a aussi été inspirée par le bénévolat de sa grand-mère. »

Elle ajoute qu’il y a plusieurs façons de s’engager. « Vous pouvez aussi faire un don ou participer aux événements organisés par l’Espoir, c’est la vie. Quels que soient vos intérêts ou le temps que vous pouvez consacrer, votre don personnel est grandement apprécié.»

L’avenir de L’espoir, c’est la vie pour Sheryl

Sheryl a déménagé et partage sa vie entre le Moyen Orient et les État-Unis. Elle est co-fondatrice de l’organisme Forgirlsake. Forgirlsake est un mouvement qui rassemble des filles et des femmes pour soutenir et éduquer les filles dans le besoin.

Lorsque nous lui avons parlé, elle était de passage à Montréal et a eu la chance de visiter le Centre de bien-être de L’espoir, c’est la vie.

« J’ai revisité le Centre de bien-être récemment, explique-t-elle, et j’ai été surprise par la variété des soutiens offerts comme la kinésiologie, la thérapie occupationnelle, tout ce qui peut intéresser des jeunes aujourd’hui.»

« L’espoir, c’est la vie est un organisme qui sait valoriser le travail de ses bénévoles, quel que soit leur âge, leur culture et leur engagement.»

— Sheryl Ludwick-Stotland

Et selon elle, c’est ce qui assurera son avenir.

« L’espoir, c’est la vie est un organisme qui sait valoriser le travail de ses bénévoles, quel que soit leur âge, leur culture et leur engagement. Il sait aussi leur donner les outils nécessaires pour les guider dans l’accomplissement de leur bénévolat.

« Pour les jeunes adultes, quel que soit leur niveau d’études, le Centre de bien-être peut les aider à découvrir leurs forces et leurs intérêts qui, plus tard, contribueront à trouver leur place dans la société », conclut-elle.

L’espoir, c’est la vie est toujours à la recherche de nouveaux bénévoles. Si vous avez envie d’aider les personnes atteintes de cancer, nous vous invitons à poser votre candidature dès aujourd’hui. Nous avons hâte de vous rencontrer !

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