Par Suzanne Asselin

En juillet 2023, nous avons interviewé trois générations de femmes bénévoles d’une même famille : Erna Ludwick, sa fille Sheryl et sa petite-fille Harper. Trois femmes volontaires au cœur d’or, toutes très sensibles et dévouées envers les personnes atteintes de cancer et leur famille, que ce soit dans les locaux de L’espoir, c’est la vie, à l’hôpital, ou dans son Centre de bien-être.



Voici l’histoire d’Erna.

Travailleuse sociale de formation, Erna a été bénévole à L’espoir, c’est la vie dès les premières années, soit en 1983 et ce jusqu’en 2017 !

Mais avant, Erna a traversé de durs moments avec son père, victime du cancer du côlon en 1975. Il avait combattu pendant cinq ans. Elle se rappelle qu’à cette époque, il n’y avait pas de soutien, que ce soit pour le patient ou la famille.

« En 1983, comme je ne travaillais pas, je cherchais à me rendre utile, explique-telle. Jeannette Valmont, une des pionnières, m’a parlé de L’espoir, c’est la vie. Je suis vite devenue bénévole. J’accueillais les patients et je leur offrais thé, café et biscuits.

« Les gens n’aimaient pas prononcer le mot « cancer ». Alors, j’étais à l’écoute de ceux et celles qui osaient à peine me parler de ce qu’ils vivaient. Nous étions une très petite équipe et nous apprenions et expérimentions ensemble. »

Déjà, L’espoir, c’est la vie offrait des perruques et bientôt les patients ont pu emprunter des livres qui portaient sur le cancer ainsi que des enregistrements sonores pour la méditation.

L’importance des bénévoles pour les médecins et les patients

Erna a fait du bénévolat quelque treize ans à la clinique d’oncologie et elle a aussi été embauchée à titre de travailleuse sociale par l’hôpital.

« Sheila Kussner nous rappelait de ne pas outrepasser notre rôle, dit-t-elle. Les médecins n’étaient pas habitués de composer avec des bénévoles à la porte de leur clinique. Sheila était une formidable mentore. Mais les médecins ont vite compris l’importance de notre rôle.

« Grâce au bénévolat, j’ai pu rencontrer des gens issus de tous les horizons et de différentes cultures et j’ai beaucoup appris d’eux. »

— Erna Ludwick

« Je me souviens d’une patiente très irritable que l’oncologue voulait confier à quelqu’un d’autre. Elle souffrait de problèmes émotionnels et mentaux. J’ai proposé au médecin de l’accompagner lors de leurs rencontres. J’ai réussi à aplanir la discorde et à faire en sorte qu’elle poursuive son traitement. »

Erna se souvient aussi d’un patient qui ne voulait absolument pas s’adresser aux bénévoles. « Avec le temps, il a réalisé que nous pouvions l’aider à contrôler ses anxiétés et à répondre à ses besoins. »

Du bénévolat sans formation au bénévolat qualifié

Avec les années, L’espoir, c’est la vie s’est peu à peu structuré afin de mieux former les bénévoles. Erna a participé activement au nouveau comité d’éducation qui a organisé des conférences et de nombreuses rencontres avec des spécialistes du cancer. Grâce à leur collaboration, les bénévoles ont pu comprendre un peu plus les mécanismes du cancer.

« Cela nous a permis d’être de meilleur.e.s bénévoles pour mieux soutenir les patients et leur famille », rajoute-t-elle.

« La formation de L’espoir, c’est la vie nous a permis d’être de meilleur.e.s bénévoles pour mieux soutenir les patients et leur famille »

— Erna Ludwick

Les groupes se sont multipliés. Se sont rajoutés des groupes pour les patients, leur famille et les jeunes adultes en 1985. Plus tard, le support s’est étendu aux parents atteints de cancer à travers le programme En famille.

Erna a alors commencé à animer des groupes de soutien familiaux. « Ces groupes étaient très enrichissants, tant pour les participant.e.s que pour moi-même. J’étais très impressionnée par leur résilience et je voyais à quel point ces rencontres étaient bénéfiques. Je me sentais énergisée par leur courage. »

Elle croit que c’est à cette période que sa fille Sheryl a découvert son intérêt pour le bénévolat.

Erna a également travaillé aux soins palliatifs. Même si c’était parfois difficile, les bénévoles se soutenaient entre eux.

L’avenir de L’espoir, c’est la vie

Erna se sent rassurée pour l’avenir de L’espoir, c’est la vie.

«L’espoir, c’est la vie a su être à l’avant-garde des meilleures pratiques à transmettre aux bénévoles pour le soutien des personnes atteintes du cancer. C’est  grâce à la vision et au travail acharné de Sheila Kussner et de son équipe.

 « Les nouvelles générations de bénévoles ont déjà plus de connaissances à propos des différentes formes de cancer ainsi que des approches complémentaires qui peuvent être utilisées pour les patients et leur famille. Ça nous donne des outils pour les soutenir dans cette épreuve. »

L’espoir, c’est la vie est toujours à la recherche de nouveaux bénévoles. Si vous avez envie d’aider les personnes atteintes de cancer, nous vous invitons à poser votre candidature dès aujourd’hui. Nous avons hâte de vous rencontrer !

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