Par Suzanne Asselin

Au cours de la Semaine nationale des bénévoles, en avril, j’ai fait la connaissance de Christopher Wrobel et Mark Samoilovich,, deux bénévoles qui ont généreusement offert des séances fort intéressantes sur ZOOM, à propos des jardins et des huiles essentielles. Ils ont une passion en commun : l’amour des plantes et le bien-être qu’elles procurent. Depuis cinq ans, ils ont transformé le grand jardin du Centre de bien-être en une oasis de beauté et de fraîcheur.

Christopher Wrobel

Garden oasis« J’aime l’approche intégrée de L’espoir, c’est la vie qui offre des sessions régulières de yoga, de tai chi, de Qi gong, des cours de cuisine, des ateliers d’art et de nombreuses autres activités aux patients atteints de cancer. Je crois que cette vision holistique contribue vraiment. au mieux-être des patients », explique Christopher.

Christopher est arrivé dans l’organisation via l’urgence de l’hôpital, qui l’a traité pour une crise d’appendicite aiguë, sans avoir eu à subir une opération. Il a été impressionné par la qualité des soins et a voulu rendre service en guise de remerciement. « J’ai appelé un ami ( le Dr John Hoffer, chercheur à l’Institut Lady Davis pour la recherche médicale à l’Hôpital général Juif ), qui  m’a suggéré de contacter L’Espoir, c’est la vie. » ,

Diplômé du Collège Macdonald de l’Université McGill, Christopher s’intéresse à la permaculture. Depuis près de cinq ans, il concrétise sa passion pour les plantes dans le jardin du Centre de bien-être. Il a proposé un design d’ensemble et cultivé des plantes qui peuvent s’épanouir, tout en requérant un minimum d’eau, de fertilisants et peu de désherbage. Les fleurs choisies sont indigènes, donc plus faciles d’entretien et très résilientes : échinacées, iris, rudbeckies, mélisse, gaillardes et autres ainsi que deux pommiers composent un tableau créant une belle harmonie. Christopher vient d’aménager une platebande qui fera de l’œil aux pollinisateurs : abeilles, papillons et peut-être des colibris accueilleront ceux qui prendront le temps de profiter du jardin. « Je constate que de plus en plus de gens sont conscients des effets thérapeutiques bénéfiques des jardins pour leur bien-être global. C’est gratifiant de s’investir dans une cause qui nous tient à cœur », conclut-il avec beaucoup de fierté.

Mark Samoilovich

Il y a environ quatre ans, Mark, un jeune homme au début de la vingtaine, apprenait que sa mère était atteinte d’un cancer du sein. Il était en mode panique parce que sa grand-mère y avait succombé et que sa mère en avait fait une dépression. Ô surprise, elle lui annonce que tout se passera bien et qu’elle s’en sortira. Après l’opération, Mark l’accompagne souvent à ses séances de chimiothérapie. Ils apportent des huiles essentielles pour parfumer l’air. « Elle était très confiante et je crois que son attitude positive a largement contribué à sa guérison. »

Quelque temps après, sa mère s’inscrit au Programme d’exercice et de réhabilitation au Centre de bien-être. Elle fait savoir à Marcelle Kecman, la directrice du centre, que son fils étudiait au Collège Macdonald. Comme le jardin avait besoin d’amour, Mark a  proposé son aide. « Je sentais une obligation morale de redonner, pour tous les bons soins que ma mère avait reçus, à l’hôpital et au Centre. »

Chistopher Wrobel avait déjà commencé à nettoyer le jardin, mais il y avait encore une section envahie par les mauvaises herbes, .que Mark s’est empressé d’éradiquer. Depuis ce temps le comptoir de Birri au Marché Jean-Talon, où il achète les annuelles, vivaces et fines herbes, fait un rabais au profit de l’Espoir, c’est la vie. « C’est ma façon de faire un don annuel. », ajoute Mark. « À l’automne, on fait les récoltes, je sèche les herbes, puis elles sont vendues à la réception du Centre ainsi qu’à la boutique de l’hôpital. »

Toujours à l’affût de nouveaux défis, Mark s’est récemment joint au Comité de communications du Conseil consultatif des bénévoles. Il fait un suivi régulier avec le nouveau compte Facebook réservé aux bénévoles de L’espoir, c’est la vie et espère en augmenter l’achalandage.

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