Par Guy Djandji

Jacques Eddé était un étudiant en droit de 24 ans lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer – la maladie de Hodgkin, stade trois. Il a subi une intervention chirurgicale une semaine seulement après avoir passé son examen d’admission à la profession d’avocat, puis, de mai à octobre 2008, il a enduré six mois de chimiothérapie. Sa vie a été bouleversée. Quelques mois plus tard, il a eu une récidive, ce qui a nécessité une nouvelle intervention chirurgicale en 2009. Si vous pensez que ces luttes l’ont laissé dévasté, démoralisé ou détruit, vous ne connaissez pas Jacques Eddé – c’est un combattant et une force de la nature !

Aujourd’hui, Jacques est avocat dans l’un des cabinets les plus prestigieux de Montréal. Il est en bonne santé et mène une vie sociale active et enrichissante. Malgré son emploi du temps chargé, il est un bénévole engagé de Hope & Cope, motivé par son désir de guider et d’accompagner les jeunes adultes confrontés au cancer. Ayant traversé des épreuves et des tribulations similaires, il comprend leurs craintes et leurs préoccupations. «Pendant les nuits passées dans ma chambre d’hôpital, j’étais rongée par l’anxiété et le désespoir. Pour moi, cette détresse psychologique était encore pire que la douleur physique du cancer. C’est le pire ennemi.

À l’époque, sa détresse était aggravée par l’isolement : aucun membre de son groupe de pairs n’avait connu le cancer. Déterminé à réduire la détresse d’autres jeunes adultes, Jacques s’est engagé, une fois en rémission, comme mentor auprès de Hope & Cope. À ce titre, il offre une oreille attentive et sert également de modèle – un survivant du cancer qui a surmonté les nombreux défis du diagnostic et du traitement.

Comme l’explique Jacques, il a choisi le bénévolat parce que «je voulais faire plus que signer un chèque et faire un don. Je voulais vraiment donner de mon temps et partager mes expériences. Malgré tout, je me sens chanceuse et privilégiée. Il est très gratifiant de savoir que je peux aider les gens en réduisant leur stress. J’ai beaucoup reçu, il est naturel pour moi de rendre la pareille».

Jacques contacte les patients par téléphone ou les rencontre en personne. Son excellente capacité d’écoute, sa disponibilité et sa compréhension innée de ce qu’ils peuvent vivre parce qu’il a parcouru un chemin similaire font de lui un mentor idéal pour les jeunes patients adultes. Il sait surtout les rassurer et répondre à leurs questions, des plus personnelles aux plus existentielles. Il utilise un langage simple qui va au cœur du défi que représente la maladie : «Ça craint !».

Jacques Eddé rayonne de la confiance, de l’énergie tranquille et de l’optimisme qui ont été des ingrédients importants pour sa propre guérison. «L’espoir est le meilleur remède», conclut-il.

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