Par Guy Djandji

Francis Lapon est l’un des nombreux aidants qui bénéficient des services de Hope & Cope. Son rôle est particulièrement compliqué en raison de la gravité de l’état de sa femme, Danièle, de ses fréquentes rechutes et du nombre d’années qu’il a passées à s’occuper d’elle. Danièle a survécu cinq fois à des cancers du sein, du colon, de la peau, de l’utérus et du rein.

Francis se consacre à son rôle de soignant avec un courage et une résistance remarquables, soulageant ainsi Danièle. Il est fier de sa femme, qu’il décrit comme une «super-survivante athlétique dotée d’une forte personnalité».

Le couple s’est rencontré en 2006 alors qu’il participait à un groupe de réflexion. À l’époque, Danièle avait déjà survécu à un cancer. Elle a repris le travail en 2007, mais en 2013, elle a eu deux récidives au sein et au côlon. En tant que membre du centre de bien-être de Hope & Cope, Danièle a participé à des cours de yoga dont elle se souvient avec beaucoup d’affection, car elle les a trouvés très utiles. En 2016, son état de santé s’est détérioré au point qu’elle a dû se mettre en invalidité. En septembre dernier, elle a fait une nouvelle rechute. Cette fois, le diagnostic a porté sur un cancer du rein, ce qui a nécessité l’ablation de son rein. C’est alors que Francis est devenu son principal soignant.

Le fait d’être l’aidant principal de sa femme, dont la survie même est en jeu, modifie la dynamique de la relation, note Francis. «La première responsabilité de l’aidant est de clarifier sa position dans la relation», explique-t-il. «Heureusement, nous avons tous deux suivi une formation en relations humaines, ce qui nous a permis de nous mettre d’accord sur nos responsabilités l’un envers l’autre en tant qu’individus et en tant que couple.

Néanmoins, le diagnostic de cancer du rein a été un coup dur. Francis s’est senti impuissant, seul et isolé, et la communication avec sa femme est devenue difficile. Grâce à une recommandation d’une infirmière, Francis a contacté Hinda Goodman, coordinatrice du programme d’oncologie de Hope & Cope, qui a estimé qu’il bénéficierait d’un mentor bénévole.

Au cours des derniers mois, Laura Girolami, mentor pour les pairs, a été une grande source de soutien pour Francis. «Ce jumelage a dépassé mes attentes», confie Francis. «Laura et moi avons vraiment sympathisé. Elle a créé un espace sûr où je peux me défouler et partager en toute confiance.» Ce sentiment de confiance, associé à la permission de s’exprimer ouvertement, a été salvateur pour Francis. «Avant, je me sentais impuissant. Grâce à Hope & Cope, j’ai retrouvé la stabilité et l’espoir.» Avec le soutien de Laura, il reprend confiance en sa capacité à aider Danièle à trouver la force de «sortir du brouillard et d’aller vers la lumière».

Bien que la pandémie pose certainement des défis supplémentaires, François se sent bien équipé pour y faire face. «Nous avons respecté toutes les mesures de sécurité», explique Francis, qui note que l’enfermement a renforcé le sentiment d’intimité entre lui et Danièle. Il est reconnaissant à Laura pour son écoute active, son empathie et pour lui avoir offert un espace sûr où il a pu parler de ses peurs.

«Hope & Cope a joué un rôle très important dans notre capacité à faire face au cancer. Pour Danièle, c’était grâce au yoga et pour moi, c’est grâce au soutien des pairs que je continue à recevoir de Laura», conclut Francis.

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